J'attends dans le CDI, personne ne me remarque, personne ne me voit je suis comme invisible, j'en perds presque la raison pour laquelle je suis ici. Puis, je me concentre et commence à parler, seul... Enfin, je ne parlais pas, aucun sons ne sortaient de ma bouche seules mes pensées parlaient, elles étaient là pour m'accompagner, me guider... Je déduis vite, ça ne peut pas être la même personne, il ne peut être caissier et documentaliste ou à moins qu'il soit les deux, non ce n'est pas possible, il faut que j'en parle à quelqu'un ... à Pierre ? Non, pas possible, il va me prendre pour un fou... à Audrey, peut être mais que va t'elle me dire, que ce n'est pas possible, que je dois confondre. Alors avec qui ? Sophie, peut être, elle, elle me comprendra, elle a toujours été gentille et super compréhensible lorsque j'avais un problème.
- Vous cherchez quelque chose ?
J'en sursaute, non ne me dit pas qu'il est là, je me retourne doucement, il est là, imposant, il a perdu tout son sourire, tout son côté sympathique, à vrai dire, il me fait peur, m'effraie même, et si il y a une chose que je n'aurais jamais voulu, c'est bien d'être là, à ce moment précis, mais avec le temps, je me dis que si, je ne m'étais pas trouvé là, je ne serai jamais devenu ce que je suis maintenant. J'entame une phrase.
- Euh, à vrai dire...
Je ne sais que dire, il me sourit avant de continuer.
- Adam, viens, suit moi !
- Pourquoi, où allons-nous ? l'interrogeai-je.
- Juste au fond du CDI, il faut que je te cause, de quelque chose, quelque chose de très important, quelque chose, qui va bientôt changer ta vie.
- Ok, je vous suis, mais à une condition c'est que vous me dites qui vont êtes et qu'est ce que vous venez faire ici ! J'y avais réfléchi cinq secondes mais en même temps est ce que j'avais vraiment le choix ?
- Je te le promets !
Il me conduisit au fond de la bibliothèque, s'assis sur une chaise et m'indiqua de m'asseoir sur l'autre, celle située en face de lui. Je m'y assois, j'avais peur, peur de ce qu'il allait me dire, peur de ce qu'il allait m'avouer, peur de lui, de son être même, il y avait quelque chose qui chez lui me répugnait, quelque chose comme un pressentiment, quelque chose que je ne pouvais qualifier !
- Adam, je peux te demander quel âge as tu ?
- Je vais avoir mes 18 ans, répondis-je sous le ton de la défense.
- Bien, bien, je m'en doutais puis je te demander quelque chose, quelque chose d'autre, quelque chose auquel il faut que tu me répondes, franchement, sans réfléchir !
- Ça dépend ce que vous voulez me poser comme question !
- T'es tu déjà demander ce que tu faisais ici ?
- Non, jamais, enfin, si, quelques fois quand ça n'allait pas, mais jamais au point de changer de voie, c'est cela que je veux dire !
- D'accord mais, t'es tu jamais demandé ce que tu faisais ici, à Blois, enfin soyons franc, sur la Terre, en général, ne trouves tu pas ta vie trop monotone, sans grand intérêt...
- Qu'est que vous voulez me proposer un job, une tâche, une mission, je ne comprends pas qui êtes vous et que me voulez vous ?
- Vous etes tous pareil, décidément, je ne crois pas qu'un seul recrutement se passera bien !
- Oh là un recrutement ?
- Oui, bon Adam, je vais aller droit au but, je ne peux tout t'expliquer, je n'en ai pas le temps, les Autres me stopperaient, t'est il déjà arrivé des phénomènes quelque peu étranges ?
- Attendez, les Autres, qui sont-ils ? Phénomènes étranges, non mais vous délierait monsieur !
- Non, non et non, les Autres sont les personnes qui sont au dessus de moi, ce sont eux qui commandent, enfin ils essayent ! Qu'en aux phénomènes ils se manifestent de plusieurs façons...
- Mais vous me parlez de quoi là exactement ?
- Bon Adam, je sais que cela peut te paraître invraisemblable mais tu es le prochain protecteur de cette planète, et comme je vois à tes grands yeux que tu ne crois pas à un seul de mes mots, je pense qu'une petite démonstration vaudra toutes les explications du monde.
Bouche bée, je le regarde se reculer. Qui est il un messager, est il fou, je ne comprends rien, j'attends... Il s'arrête à deux mètres de moi et me fait face, je ne sais que faire, que va t'il me montrer, se moque il de moi, quoi qu'il en soit, il se concentre, ferme les yeux, inspire un grand coup et rouvre les yeux. Il se dresse du haut de ses deux mètres, il était un petit peu plus grand moi, mais le voyant de plus près, je ne pu que remarquer à quel point il me ressemblait, une vingtaine d'années en plus, on aurait dit mon double, vieilli. Il superpose ses mains de façon à ce que ses deux paumes soient l'une contre l'autre, il se concentre, son front se plisse, et il commence à écarter, peu à peu, ses mains, au début il n'y eut que un millimètre entre ses deux paumes, les millimètres se sont changés en centimètres et au fur et à mesure que ses paumes s'écartaient, quelque chose se formait entre ses mains, cela semblait attirer tout les énergies positives présentes dans la pièce vers elle, cette boule n'était que bille au début puis, elle commença à grossir pour finir en une sorte de petit ballon de football, je me lève surpris, qu'est est ce ? Je m'approche de cet étrange boule, elle rayonnait et produisait une quantité importante de chaleur, on avait l'impression qu'un feu était emprisonné à l'intérieur. De peur, je recule, l'étrange homme me sourit puis claque violement des mains et la boule disparut, volatilisée. L'homme me regarde, je suis étonné, surpris, qui était il ? Un prestidigitateur, un comique, était ce une blague télévisée où était les cameras, et pourquoi personne dans le CDI, n'a-t-il remarqué cet homme, cette boule de feu ? Suis-je le seul à la voir !
- Oui, dit l'homme.
- Comment ?
- Oui, tu es le seul à me voir !
- Quoi ! Vous lisez dans mes pensées ? Arrêtez un peu, où sont les cameras, c'est pour quelle chaîne, qui êtes vous, que me voulez vous, arrêtez de vous foutre de moi !
- Adam...
- Quoi ?
- Calme toi, tu as l'air d'un gros gogol, tu parles tout seul là,...
Et là je regarde autour de moi, nous n'étions plus dans le CDI, les étagères s'étaient changé et murs nous étions dans une salle de classe, je reconnu les tables, nous étions dans la salle de gestion !
- Bon c'est bon tu es calmé, je vais peut être pouvoir m'expliquer ! Bon par où commencer, je sais je vais d'abord me présenter, je m'appelle Mérédick, je suis ton ... ange gardien si l'on veut, et ton formateur par-dessus tout. Ceci est loin d'être une blague ! Tu deviendras réellement le prochain protecteur de cette terre. Ne t'est il jamais arrivé des choses étranges ?
- Non, répondis je aussi sec que je pu.
- Jamais ?
- Non ! Non et non !
- Alors comment expliques-tu l'étoile à 5 branches que tu as dans le dos, au niveau de l'épaule droite !
- Comment savez-vous cela ?
- Ceci est la marque... La marque qui fait de toi un futur mage !
- Ou là, un mage avec des pouvoirs ?
- Oh que oui ! D'énormes pouvoirs vont s'offrir à toi, bien plus grand que les miens, tu les découvriras, plus tard !
- Mais les gens tout à l'heure, il ne te voyait pas ?
- C'est normal, pour eux, je suis comme invisible, tu es le seul à pouvoir me voir !
- Mais Monsieur Morin, il vous voyait, lui !
- Non, il était sous hypnose, une sorte de contrôle psychique, je suis sur que tu comprends tout ce que je te dis mais que ton esprit te dit non, ce n'est pas possible ! Sache simplement que je ne dois pas être vu les Autres n'accepteraient pas !
- Qui sont les Autres ?
- Les Autres sont ceux qui nous régissent, il contrôle ce que nous faisons.
La sonnerie retentit, je devais y aller.
- Nous reverrons nous ?
- Oui, bien sur et nous deviendrons de véritables amis je te le promets.
Il disparut, j'étais de retour au CDI, assis au fond de celui-ci, Audrey me regardait :
- Bien dormi ?
- Comment ça ?
- Ca fait environ ½ heures que tu dors, je ne voulais pas te réveiller mais ça vient de sonner et il faut qu'on y aille, on a cours là !
- Ah ok, allons-y !
Je me lève, prends mon manteau, avais je rêvé je n'en sais trop rien quoi qu'il en soit, je le cherche des yeux, suis-je fou, tout paraissait si réel, ce ne pouvait pas être un rêve, ce n'est pas possible, tout était vrai, j'en suis convaincu. Quoi qu'il en soit, il n'était pas là ! Il était parti, je le cherche des yeux, où était il maintenant, que devais je penser de tout ça. M'avait il dit la vérité, il paraissait si franc, je croise Monsieur Morin, je lui sourit puis lui demande :
- Vous avez vu Mérédick ?
- Qui ça, Mérédick... qui est ce ?
- Le nouveau documentaliste !
- On n'a jamais eu de nouveau documentaliste, mais c'est vrai que ça serait bien utile !
Me faisait-il marcher, je le salue puis me dirige vers la sortie, quoi qu'il en soit, il était maintenant onze heures et nous avions un cours de technologie de restaurant. J'étais sceptique, est ce que j'avais rêvé, tout paraissait si vrai, ...
Je traverse, le couloir, Audrey à mes côtés, elle me regarde, je dois avoir une de ces tête, ca doit limite faire peur !
- Tu me cherches ?
Je sursaute, il était la à coté de moi.
- Penses à ce que tu veux me dire et je t'entendrais, ça évitera que tu passes pour un gros gogol, je te répondrai, je ne suis pas là physiquement, je suis juste là par ma pensée, en faite, j'attends une audience auprès des Autres, pour leur informer que je t'es pris sous mon aile !
- Comment ça, pensais-je, ils ne sont pas au courant que tu étais mon formateur ?
- Non, en faite, nous nous battions entre nous pour savoir qui c'est qui te prendra et j'ai gagné, bon en faite, j'ai un peu triché, je suis allé te voir, le premier sans en parler avant !
- Ah d'accord, je vois ... C'est un peu déloyal tout ça, qu'en penses tu ?
- J'en pense que c'est osé, voila tout !
- Je croyais que j'avais rêvé, que tout ce qui s'était passé n'était en faite qu'un rêve, que tu n'existais pas... En faite, j'ai eu peur de cela...
- J'en conclus que tu es convaincu de ce que je t'ai dit, ta mission, ta formation à venir et ... le reste.
Nous étions entrés dans la classe, je m'étais assis à ma place habituelle tout au fond face à la prof, elle nous parlait de fonctionnement d'un self linéaire, mais je n'écoutais pas, j'étais trop absorbé par ce que Mérédick me racontait. Il m'a tout dit, ce qu'il m'attendait d'ici les prochaines années, la formation, mes pouvoirs, bien qu'il resta très large sur ceux que je recevrai, je compris que c'était grâce aux Autres si je les recevais en faite c'est même eux qui les contrôle, si je décide de les utiliser, il faut que ça n'engendre aucunes perturbations autour de moi, que ça reste invisible, sauf en cas d'extrême urgence. Il m'explique aussi notre création, nous n'étions en faite que des anges entre guillemets, parcelles d'une vie antérieur ramené sur Terre par les Autres afin de la protéger, et que si nous mourrions, un autre nous remplaçait c'est exactement ce que j'étais en train de faire, l'ancien protecteur, un certains Maximin, faisait parti des Autres maintenant car après un demi siècle de service, les Autres l'avait appelé pour qu'il devienne l'un des leurs. Ah oui, je ne vous ai pas dit la meilleure, nous ne sommes plus humain dès l'arrivée de notre premier pouvoir, enfin il faut que je prenne l'habitude d'appeler cela, aptitudes car, pour Mérédick se ne sont pas réellement des pouvoirs seules les mages ont des pouvoirs, allons savoir la différence, je devrais sûrement la découvrir par moi même. Mérédick restait vague sur tout ce qu'il me disait, il me répétait sans cesse, « je ne peux tout te dire, il faut que tu découvres certaines choses par toi même, cela fait partie de ton initiation ». Audrey, qui était encore à coté de moi, comme d'habitude, me parlait mais je ne l'écoutais pas, elle a du comprendre que je ne l'entendais pas car elle se retourna pour demander quelque chose à notre voisin de derrière. Mérédick me dit également que ma formation se déroulerait en deux temps, une première partie où il sera là, avec moi à m'accompagner tout au long de mon apprentissage, que je recevrais mes aptitudes tout au long de ma formation. Et que la deuxième partie, se déroulait durant l'épreuve des Sept Points, une sorte de lieu mystique où tous les maux étaient réunis. Quoi qu'il en soit cette heure de technologie restaurant resta gravé à jamais dans ma mémoire non pas pour le cours mais plutôt pour les révélations que Mérédick me céda.